Assainissement collectif : définition

L'assainissement collectif est constitué de grandes canalisations de collectes des eaux usées qui sont acheminées de manière gravitaire vers une station d'épuration. Parfois, des stations de relevage sont nécessaires. On parle d'assainissement collectif lorsque :

  • Les eaux usées de plusieurs maisons ou immeubles sont collectées par le réseau public d'assainissement, puis acheminées vers une station d'épuration.
  • les polluants sont alors dégradés et séparés de l'eau, afin de restituer au milieu naturel une eau propre ;
  • les polluants sont conditionnés en boues (plus ou moins liquides) : suivant leur état, différentes filières d'élimination existent (l'épandage dans les champs, le
    compostage, etc.).
  • Les eaux pluviales sont parfois collectées en même temps que les eaux usées et sont dirigées immédiatement vers le milieu naturel.

Deux types de réseau d'assainissement collectif

Il existe deux types de réseau d'assainissement collectif :

  • unitaire : les eaux usées et pluviales sont évacuées par le même réseau ;
  • séparatif : les eaux usées et pluviales sont évacuées séparément.

Certains réseaux étant sous-dimensionnés, le propriétaire du réseau construit des bassins de retenue de pollution ou des bassins d'orage :

  • cela permet de stocker temporairement une grande quantité d'eau ;
  • une fois l'événement pluvieux passé, le bassin est vidangé et l'eau rejoint le réseau.

 

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Le lagunage

Le lagunage est un procédé rustique de traitement des eaux usées qui copie le phénomène de l’auto-épuration que l’on constate dans les étangs ou les plans d’eau peu profonds. Il utilise le soleil à deux titres : les ultraviolets désinfectent l’eau et la lumière permet le développement d’algues qui vont contribuer à épurer les eaux. Le principe consiste en un long séjour de l’eau (environ 60 jours) dans un ou plusieurs réservoirs peu profonds (environ 1 m, afin de permettre que l’eau soit suffisamment éclairée et oxygénée y compris au fond), où prolifèrent naturellement des bactéries, des algues et d’autres organismes vivants. Ceux-ci se nourrissent des matières organiques et des sels minéraux contenus dans les eaux usées.

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FILTRES PLANTÉS DE ROSEAUX

 

Les roseaux ont un système racinaire très développé. Ces racines, spécialisées dans l’absorption de l’eau et des sels minéraux contenus dans le sol, accumulent des réserves et permettent à la plante de se fixer au substrat.

Au cours des processus d’absorption, les racines libèrent des glucides, des enzymes et d’autres nutriments, utilisables par les micro-organismes. L’intense réseau racinaire favorise donc la fixation des bactéries épuratrices sur les rhizomes. Elles abritent donc une flore bactérienne importante, qui se nourrit des effluents et dégrade la matière organique.

Toute une population de bactéries, champignons et autres micro-organismes se concentre ainsi autour de la racine : on estime que les bactéries, dans cette zone privilégiée, sont 20 à 10000 fois plus nombreuses que dans un sol nu. Ces micro-organismes vont favoriser la minéralisation de l’azote et du phosphore, qui seront alors disponibles pour la plante. Ainsi se crée une étroite coopération entre plantes et micro-organismes.

Cette partie du sol où des organismes vivants sont associés est appelée la rhizosphère. L’activité microbienne au niveau de cette rhizosphère dépend de différents facteurs, comme la teneur en eau et en oxygène. Les bactéries fixées au niveau de cette rhizosphère sont aérobies : elles ont besoin d’oxygène pour dégrader la matière organique.

Outre leur implication, via leur système racinaire, dans la dégradation de la matière organique, les roseaux ont une action mécanique : avec le vent, ils cassent la croûte qui se forme à leurs pieds (dans le cas d’un filtre vertical seulement), ce qui permet de limiter les phénomènes de colmatage et de garantir la perméabilité du filtre en surface. Cette protection est possible grâce au mode de croissance très rapide des racines. La rhizosphère génère un système décolmatant grâce aux racines tubulaires (rhizomes traçants) et aux nouvelles tiges qui poussent à  travers le massif filtrant et les boues accumulées. Les roseaux colonisent la totalité des casiers dès la deuxième année de fonctionnement.

L’intense réseau racinaire favorise la fixation des bactéries épuratrices sur les rhizomes.

Enfin, les roseaux offrent également une protection contre les faibles températures et protègent les bactéries contre l’action des rayons ultraviolets du soleil, qui sinon les tueraient.

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RACORD TOUT À L'ÉGOUT

Le raccordement au tout-à-l'égout est obligatoire lorsque le zonage d'assainissement indique que l'habitation se situe dans une zone collective. Raccordement tout-à-l'égout : obligatoire dans les 2 ans

Les immeubles ou maisons rattachables au réseau public d'assainissement doivent procéder à l'installation du tout-à-l'égout. Ce système collectif permet de récupérer les eaux usées, puis de les traiter dans une station d'épuration.

  • Le raccordement au tout-à-l'égout des immeubles est obligatoire dans un délai de 2 ans, à compter de la mise en service du réseau de collecte.
  • En l'absence de cette démarche, la redevance assainissement du propriétaire concerné peut être majorée sur décision du conseil municipal, dans la limite de 100 % de son montant initial.

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